💡 Définition : l'identité de genre, c'est le genre qu'une personne ressent et reconnaît comme le sien, intérieurement (homme, femme, non-binaire) indépendamment de ce qui a été inscrit sur son acte de naissance.
Ce n'est ni une apparence, ni un choix : c'est un sentiment intime, que seule la personne concernée peut nommer. Ce sentiment ne se devine jamais de l'extérieur. Ni les organes génitaux observés à la naissance, ni les vêtements, ni la voix ne permettent de le connaître à l'avance.
Pour comprendre pourquoi, il faut revenir un peu en arrière, à ce qui se passe, concrètement, à la naissance d’un enfant.
Lors de sa venue au monde, chaque enfant se voit généralement assigner un genre à la naissance, le plus souvent féminin ou masculin. Cette assignation repose principalement sur l’observation de ses organes génitaux externes :
→ Un bébé qui possède un pénis sera généralement considéré comme un garçon.
→ Un bébé qui possède une vulve sera généralement considéré comme une fille.
À cette catégorie sexuelle, la société assigne presque immédiatement un genre présumé : fille ou garçon.
Cette supposition ne reste pas seulement une case sur des documents administratifs. Dès les premiers mois, les parents et l’entourage commencent souvent à présenter l’enfant en fonction de ce genre. Avant même que l’enfant puisse choisir ses vêtements, sa coiffure ou expliquer ce qu’il aime, ce sont les adultes qui prennent une grande partie de ces décisions à sa place :
→ Un enfant considéré comme une fille pourra porter davantage de robes, avoir les cheveux longs, recevoir des vêtements roses ou des jouets traditionnellement associés aux filles.
→ Un enfant considéré comme un garçon pourra être habillé avec des vêtements jugés plus masculins, avoir les cheveux courts ou recevoir davantage de voitures, de ballons ou de jouets associés aux garçons.
Le problème, c’est que tout ce processus repose au départ sur une supposition : celle que le genre présumé à la naissance correspondra à l'identité de genre dans lequel l’enfant se reconnaîtra plus tard. Or, ce n’est pas toujours le cas.
Observer les organes génitaux d’un bébé permet d’identifier certaines de ses caractéristiques sexuelles. Cela ne permet pas de connaître son identité de genre.

Au moment de la naissance, personne ne peut savoir avec certitude si cet enfant se reconnaîtra plus tard comme une fille, un garçon ou une personne non binaire.
→ Pour beaucoup de personnes, le genre présumé à la naissance correspond à leur identité de genre. On parle alors de personnes cisgenres.
→ Pour d’autres, cette correspondance n’existe pas. Une personne à qui le genre masculin a été assigné à la naissance peut, par exemple, se reconnaître plus tard comme une femme. Elle pourra alors se définir comme une femme transgenre, ou simplement femme trans.
Certaines personnes ne se reconnaissent, quant à elles, ni comme un homme ni comme une femme. Elles peuvent notamment se définir comme non binaires.
Lorsque le décalage entre le genre vécu par une personne et certaines caractéristiques de son corps ou la manière dont les autres la perçoivent provoque une souffrance importante, on peut parler de dysphorie de genre.
Cette dysphorie peut prendre différentes formes : malaise face à certaines caractéristiques corporelles, souffrance lorsqu’un prénom ou des pronoms qui ne correspondent pas à son genre sont utilisés, ou inconfort lié au fait d’être constamment perçue d’une manière qui ne correspond pas à son identité.
Ce qu’il faut surtout comprendre, c’est donc ceci : le genre que les autres supposent pour un enfant à sa naissance ne permet pas de connaître à l’avance son identité de genre.
Mais alors, qu’appelle-t-on exactement « identité de genre » ?
Qu’est-ce que l’identité de genre ?
Une personne peut par exemple se reconnaître comme :
- une femme ;
- un homme ;
- une personne non binaire ;
- ou utiliser un autre mot correspondant davantage à son expérience.
Il est donc plus juste de penser le genre comme un spectre plutôt que comme deux cases strictement séparées : “homme” d’un côté et “femme” de l’autre.
Certaines personnes se reconnaissent pleinement comme hommes ou comme femmes. D’autres ont une identité qui se situe entre ces deux catégories, qui combine plusieurs genres ou qui ne correspond à aucune d’entre elles. Une personne peut par exemple se définir comme non binaire, agenre, bigenre ou genderfluid.
Et ce spectre n’est pas forcément une simple ligne avec « homme » à une extrémité et « femme » à l’autre.
Une personne agenre, par exemple, peut ne se reconnaître dans aucun genre. Une personne genderfluid peut quant à elle ressentir son genre différemment selon les périodes.
D’autres personnes utilisent encore des termes qui décrivent une expérience du genre qui ne se situe pas simplement « à mi-chemin » entre homme et femme.
En gros, il n’existe pas seulement deux manières de vivre son genre. Les expériences peuvent être nombreuses, nuancées et parfois évoluer au cours de la vie.
Cela ne signifie pas pour autant que chacun·e doit trouver une place extrêmement précise sur ce spectre ou utiliser une étiquette particulière. Certaines personnes savent exactement quel mot leur correspond ; d’autres préfèrent simplement se définir comme homme, femme, non binaire, queer, ou ne ressentent pas le besoin de nommer leur identité davantage.
Cette définition rejoint celle portée par les Principes de Yogyakarta, texte de référence consacré à l’application du droit international des droits humains aux questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre : l’identité de genre y est décrite comme l’expérience intime et personnelle du genre de chaque individu, qui peut ou non correspondre au genre assigné à la naissance.
Le point important est donc moins de chercher dans quelle « case » placer quelqu’un que de comprendre que l’identité de genre appartient à la personne elle-même.
Mais au fait, qu’est-ce que le genre ?
Pour comprendre l’identité de genre, il faut d’abord comprendre ce qu’on appelle le genre. Le genre regroupe notamment les rôles, comportements, attentes et normes qu’une société associe aux différentes catégories de genre. Par exemple, considérer que :
- les filles devraient être douces…
- les garçons ne devraient pas pleurer…
- les femmes devraient porter certains vêtements…
- certaines activités seraient « masculines » ou « féminines »…
…relève de normes de genre.
Ces normes ne sont pas immuables. Elles varient selon les époques, les cultures et les sociétés.
Sexe, genre, identité de genre et expression de genre : quelles différences ?
Ces notions sont proches, ce qui explique qu’elles soient souvent mélangées. Pourtant, elles ne parlent pas exactement de la même chose.
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Notion |
Explication |
Exemple |
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Caractéristiques sexuelles |
Des caractéristiques corporelles liées notamment à l’anatomie, aux hormones, aux gonades ou aux chromosomes |
Organes génitaux, caractéristiques sexuelles secondaires… |
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Genre assigné à la naissance |
La catégorie généralement attribuée à un bébé à partir de certaines caractéristiques sexuelles observées |
Genre féminin ou masculin assigné à la naissance |
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Identité de genre |
La manière dont une personne ressent et définit son propre genre |
Femme, homme, non binaire, agenre… |
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Expression de genre |
La manière dont une personne exprime ou présente son genre aux autres |
Vêtements, coiffure, voix, apparence, comportement… |
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Orientation sexuelle |
Les personnes envers lesquelles une personne peut ressentir une attirance sexuelle ou affective |
Hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, pansexualité… |
Que signifie être cisgenre ?
Une personne est généralement dite cisgenre, ou simplement « cis », lorsque son identité de genre correspond au genre qui lui a été assigné à la naissance.
💡 Prenons un exemple :
→ Une personne à qui le genre féminin a été assigné à la naissance grandit en étant considérée comme une fille. En grandissant, elle se reconnaît elle-même comme une femme. Elle peut alors se définir comme une femme cisgenre.
→ Même logique pour une personne assignée garçon à la naissance et qui se reconnaît comme un homme.
Que signifie être transgenre ?
Le terme transgenre, souvent abrégé en « trans », désigne généralement les personnes dont l’identité de genre ne correspond pas au genre qui leur a été assigné à la naissance.
Par exemple :
→ Une personne à qui le sexe masculin a été assigné à la naissance peut se reconnaître comme une femme. C’est une femme trans.
→ Une personne à qui le sexe féminin a été assigné à la naissance peut se reconnaître comme un homme. C’est un homme trans.
Être trans ne dépend pas de l’apparence physique d’une personne. Cela ne dépend pas non plus du fait d’avoir commencé ou non une transition médicale.
Une femme trans reste une femme trans si elle ne prend pas d’hormones ou ne souhaite aucune opération. De la même manière, un homme trans n’a pas besoin de modifier son corps pour que son identité soit légitime.
La transition peut prendre différentes formes selon les personnes : changement de prénom, nouveaux pronoms, changement vestimentaire, modification de documents administratifs, traitements hormonaux ou interventions médicales.
Tout le monde ne souhaite pas suivre le même parcours.
Qu’est-ce qu’une identité de genre non binaire ?
Toutes les personnes ne se reconnaissent pas exclusivement dans les catégories « homme » ou « femme ». On utilise souvent le terme non binaire pour désigner les identités qui ne s’inscrivent pas exclusivement dans cette distinction. Mais la non-binarité recouvre des expériences très différentes.
Une personne peut par exemple se sentir :
- entre plusieurs genres ;
- à la fois homme et femme ;
- parfois dans un genre et parfois dans un autre ;
- en dehors des catégories homme et femme ;
- sans genre.
On peut notamment rencontrer des termes comme :
- agenre ;
- genderfluid ;
- bigenre ;
- demiboy ;
- demigirl ;
- genderqueer.
Ces mots ne sont pas de simples synonymes. Ils peuvent décrire des expériences différentes, et deux personnes utilisant exactement le même terme peuvent encore avoir un rapport très personnel à leur genre.
Toutes les personnes non binaires ne se définissent par ailleurs pas nécessairement comme trans, même si certaines utilisent les deux termes.
Identité de genre et expression de genre : ce n’est pas la même chose
C’est probablement l’une des confusions les plus fréquentes.
→ L’identité de genre concerne la manière dont une personne se reconnaît intérieurement.
→ L’expression de genre, elle, concerne plutôt la manière dont cette personne se présente aux autres.
Cela peut passer par :
- les vêtements ;
- la coiffure ;
- le maquillage ;
- la voix ;
- certains gestes ;
- certains codes esthétiques ;
- la manière de se présenter socialement.
Mais l’expression de genre ne permet pas de déduire automatiquement l’identité d’une personne.
→ Un homme peut aimer porter du maquillage et rester un homme.
→ Une femme peut avoir une expression très masculine et rester une femme.
→ Une personne non binaire peut avoir une expression très féminine.
💡 À retenir : l’identité de genre, c’est qui tu es. L’expression de genre, c’est la manière dont tu peux présenter ou exprimer ton genre. Et les deux ne coïncident pas nécessairement avec les attentes de la société.
Qu’est-ce que la dysphorie de genre ?
La dysphorie de genre désigne une détresse ou un mal-être significatif lié à un décalage entre le genre vécu par une personne et certains aspects du genre qui lui a été assigné, de son corps ou de la manière dont elle est perçue.
Prenons quelques exemples :
→ Une femme trans peut ressentir un profond inconfort lorsque les autres utilisent constamment « monsieur » pour parler d’elle.
→ Un homme trans peut éprouver de la dysphorie vis-à-vis de sa poitrine.
→ Une personne non binaire peut ressentir un malaise lorsqu’elle est systématiquement enfermée dans une catégorie strictement masculine ou féminine.
La dysphorie n’est donc pas forcément uniquement corporelle. Elle peut aussi être sociale. Et surtout, il ne faut pas inverser la logique : la transidentité n’est pas une maladie et toutes les personnes trans ne souffrent pas de dysphorie de genre.
Certaines en ressentent fortement. D’autres seulement dans certaines situations. D’autres encore n’en ressentent pas. La dysphorie décrit une souffrance éventuelle, pas l’identité trans elle-même.
Et l’euphorie de genre ?
On parle parfois d’euphorie de genre pour décrire, à l’inverse, le sentiment de bien-être ou de justesse qu’une personne peut ressentir lorsque son corps, son expression ou la manière dont les autres la perçoivent correspond davantage à son genre.
Cela peut être quelque chose d’aussi simple que :
→ être appelé·e par le bon prénom ;
→ entendre les pronoms qui nous correspondent ;
→ porter enfin des vêtements dans lesquels on se reconnaît ;
→ ou se regarder dans un miroir et avoir, pour une fois, l’impression de voir la bonne personne.
La notion est intéressante parce qu’elle rappelle que le rapport au genre ne se résume pas à la souffrance. Il peut aussi être associé à du soulagement, du confort et de la joie.
L’identité de genre est-elle la même chose que l’orientation sexuelle ?
Non. Ce sont deux dimensions différentes.
→ L’identité de genre concerne ton propre genre.
→ L’orientation sexuelle concerne plutôt les personnes envers lesquelles tu peux ressentir une attirance sexuelle, romantique ou affective.
Une femme trans peut donc être :
- lesbienne ;
- hétérosexuelle ;
- bisexuelle ;
- pansexuelle ;
- asexuelle ;
- ou utiliser une autre manière de définir son orientation.
Même chose pour un homme trans ou une personne non binaire. Être trans ne permet donc absolument pas de deviner qui attire une personne. Et être gay, lesbienne ou bisexuel·le ne permet pas davantage de connaître son identité de genre.
À quel âge connaît-on son identité de genre ?
Il n’existe pas d’âge universel auquel une personne découvre son identité de genre.
→ Certaines personnes ont très tôt le sentiment que le genre qu’on leur attribue ne correspond pas à ce qu’elles ressentent.
→ D’autres mettent beaucoup plus de temps à le comprendre.
Cela peut arriver pendant l’enfance. À l’adolescence. À 25 ans. À 50 ans. Ou encore plus tard.
→ Parfois, la personne sait ce qu’elle ressent mais ne connaît pas encore les mots permettant de le décrire.
→ Parfois, c’est plutôt une succession de petites prises de conscience.
Se sentir particulièrement bien lorsqu’on utilise un autre prénom. Se reconnaître pour la première fois dans le témoignage d’une personne trans ou non binaire. Être soulagé·e lorsqu’on nous prend pour un autre genre. Ou simplement ressentir depuis longtemps que la catégorie dans laquelle les autres nous placent ne nous correspond pas vraiment.
Il n’y a donc pas de calendrier à respecter pour comprendre son genre.
Peut-on changer d’identité de genre ?
La question mérite d’être nuancée. Pour certaines personnes, l’identité de genre est très stable. Pour d’autres, le rapport au genre peut évoluer, être fluide ou simplement devenir plus clair avec le temps.
Une personne peut aussi changer les mots qu’elle utilise sans que cela signifie qu’elle « change de genre » du jour au lendemain.
💡 Exemple : imagine une personne qui se définit d’abord comme une femme cisgenre. Quelques années plus tard, elle découvre le terme « non binaire » et réalise qu’il décrit beaucoup mieux ce qu’elle ressent depuis longtemps. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle s’est trompée auparavant. Elle a peut-être simplement trouvé un vocabulaire plus précis pour comprendre son expérience.
Certaines identités, comme genderfluid, impliquent par ailleurs que le rapport au genre puisse lui-même évoluer. Il n’existe donc pas une seule manière de vivre son identité.
Les pronoms indiquent-ils forcément l’identité de genre ?
Pas toujours. Les pronoms peuvent donner une indication, mais ils ne permettent pas à eux seuls de déterminer le genre d’une personne.
→ Une femme peut utiliser « elle ».
→ Un homme peut utiliser « il ».
→ Une personne non binaire peut utiliser « iel », « elle », « il », plusieurs pronoms ou d’autres formes.
Certaines personnes utilisent également plusieurs séries de pronoms indifféremment. Le plus simple est donc de respecter ceux qu’une personne indique plutôt que de chercher à les deviner à partir de son apparence. Même logique pour le prénom.
Comment savoir quelle est l’identité de genre de quelqu’un ?
En regardant la personne ? Non. En observant ses vêtements ? Toujours pas. En connaissant ses organes génitaux ? Non plus.
La seule information vraiment fiable est la manière dont cette personne se définit elle-même. Dans la vie quotidienne, il n’est d’ailleurs généralement pas nécessaire de connaître le sexe assigné à la naissance d’une personne.
Cette information peut être intime et ne permet pas de connaître son genre actuel. Le plus simple reste donc d’écouter la manière dont quelqu’un parle de soi et de respecter son prénom, son identité et son ou ses pronoms.
Comment bien réagir face à l'identité de genre de quelqu'un ?
Savoir tout ça, c'est bien. Encore faut-il savoir quoi en faire au quotidien.
Le réflexe le plus simple : utiliser le prénom et les pronoms que la personne a choisis, sans attendre qu'un papier d'identité vienne les « confirmer ». Une erreur peut arriver à tout le monde, l'essentiel est de se corriger sans en faire une scène.
Face à un doute, mieux vaut demander que deviner. On l'a vu plus haut : l'apparence ne dit jamais l'identité de genre de quelqu'un.
Certains sujets restent privés, sauf si la personne les aborde elle-même. L'anatomie, une éventuelle opération, le prénom utilisé avant une transition : ce sont des informations personnelles, jamais un prérequis pour que l'identité de quelqu'un soit prise au sérieux.
Autre point essentiel : la confidentialité. Savoir qu'une personne est trans ou non binaire ne donne le droit de le répéter à personne sans son accord. Ce dévoilement non consenti, le « outing », peut l'exposer à des discriminations, parfois à des violences.
Et enfin : une identité ne se réclame jamais sur preuve. Ni un document, ni un parcours médical, ni une ancienneté du ressenti ne conditionnent le respect qu'elle mérite.
Ces réflexes valent partout, en famille, entre ami·es, au travail, à l'école. Seul le contexte change.
Identité de genre : ce qu’il faut surtout retenir
Si tout cela te semble beaucoup à retenir, garde surtout ces quelques idées. L’identité de genre correspond à la manière dont une personne ressent et définit son propre genre.
À la naissance, un genre est généralement assigné à l’enfant à partir de certaines caractéristiques physiques. À partir de cette assignation, l’entourage suppose généralement qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon.
→ Pour beaucoup de personnes, cette supposition correspond effectivement au genre qu’elles ressentiront en grandissant : elles sont cisgenres.
→ Pour d’autres, elle ne correspond pas à leur identité : elles peuvent notamment se définir comme transgenres ou non binaires.
L’identité de genre ne doit pas être confondue avec l’expression de genre, les caractéristiques sexuelles ou l’orientation sexuelle. Et surtout, aucune apparence physique ne permet de connaître avec certitude le genre d’une personne.
La personne la mieux placée pour définir son identité de genre reste toujours la personne concernée.
Que dit la loi française sur l'identité de genre ?
En France, l'identité de genre est un critère de discrimination reconnu et protégé par la loi (article 225-1 du Code pénal). S'en servir pour écarter quelqu'un d'un emploi, d'un logement ou d'un service, ou pour le/la moquer, est punissable, au même titre que n'importe quelle autre discrimination.
Deux évolutions notables ces dix dernières années :
→ Le changement de la mention du genre à l'état civil a été simplifié par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle (2016) : il ne nécessite plus ni opération chirurgicale, ni stérilisation.
→ Les prétendues « thérapies de conversion », censées modifier l'identité de genre ou l'orientation sexuelle d'une personne, sont interdites et pénalement sanctionnées depuis la loi du 31 janvier 2022, leur absence d'efficacité et leur dangerosité étant largement documentées.














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